Point de vue

L'IA n'est pas un produit. C'est un levier.

Le sujet n'est pas de l'utiliser. C'est de savoir où elle crée de la valeur, où elle en détruit, et comment en faire une feature qui tient.

La conviction

Ouvrir ChatGPT ne différencie plus personne. Ce qui différencie, c'est le jugement : décider où l'IA a sa place dans un produit, et où elle n'en a pas.

Je n'aborde jamais l'IA par la techno. Je pars du problème produit, de la valeur métier et du coût de l'erreur. L'IA n'est une bonne réponse que quand le problème s'y prête. Sinon, une règle simple, une meilleure UX ou une intégration API font mieux, plus vite, moins cher.

Discernement

Où l'IA crée de la valeur

Ma grille de lecture. Deux terrains, un critère de déclenchement pour chacun. L'IA n'entre en jeu que si le critère est rempli.

Dans le produitDes capacités qui changent l'expérience utilisateur.
  • Assistants & copilotesQuand l'utilisateur affronte trop d'information ou une tâche experte répétée.
  • Recherche sémantique & knowledgeQuand la donnée existe mais que personne ne la retrouve dans un SI éclaté.
  • Document intelligenceQuand des humains ressaisissent ou classent des documents à la main.
  • Aide à la décision & recommandationsQuand une décision répétée s'appuie sur des signaux nombreux et implicites.
  • Langage naturel & formulaires intelligentsQuand la complexité d'un parcours fait fuir l'utilisateur.
Dans le delivery & les opérationsDes gains de vitesse et de qualité sur la fabrique produit.
  • Automatisation de workflowsQuand une chaîne de tâches est répétitive, à fort volume, à faible jugement.
  • Monitoring & détection d'anomaliesQuand les signaux sont trop nombreux pour l'œil humain.
  • Documentation & specsQuand la qualité dépend de la discipline de chacun. L'IA pose un plancher.
  • Accélération de la discoverySynthèse d'entretiens, analyse de verbatims, veille. Ça accélère, ça ne décide pas.
Et où je dis non

Là où l'erreur coûte cher et n'est pas rattrapable, là où la conformité exige la traçabilité, là où le volume ne justifie pas la complexité : un système déterministe vaut souvent mieux qu'un modèle probabiliste.

Méthode

Comment j'intègre l'IA dans un produit

  1. 01Cadrer le problème, pas la technoQuel job à accomplir, quelle valeur métier, quel coût de l'erreur. La techno vient après.
  2. 02Challenger le cas d'usageEst-ce vraiment la meilleure réponse, ou l'effet de mode ? La plupart des idées IA ne passent pas cette étape.
  3. 03Choisir l'approche et le modèleSelon le contexte : coût, latence, confidentialité, criticité. Le plus gros modèle n'est presque jamais la réponse par défaut.
  4. 04Spécifier les garde-fousFallback, mesure de la qualité, boucle de feedback, coût maîtrisé. Une feature IA sans garde-fous n'est pas prête.
  5. 05Embarquer la techFaisabilité, données, sécurité, RGPD. Je parle leur langue, rien ne se perd dans la traduction.
  6. 06Accompagner l'adoptionSans adoption, la meilleure feature IA ne vaut rien. C'est là que se joue le ROI.
Principes

Ma posture

  • Un accélérateur, pas un substitut aux équipes produit.
  • Le problème d'abord, l'outil ensuite.
  • Le jugement et la responsabilité restent humains.
  • Confidentialité et conformité d'abord, surtout en enterprise.
Ce que je pratique déjà

Je ne théorise pas l'IA, je m'en sers tous les jours dans mes propres process produit : structurer des specs, synthétiser de la discovery, analyser des données, prototyper. Les outils changent vite ; le réflexe reste le même : déléguer à la machine ce qui n'a pas besoin de mon jugement, pour le concentrer là où il compte.

Mes outils au quotidien
ChatGPTClaudeGeminiMicrosoft CopilotClaude CodeNotion AIn8n
Parlons-en

Un produit à faire évoluer avec l'IA ?

Parlons de vos cas d'usage. Je vous dirai où l'IA vaut le coup, et où elle n'en vaut pas.